Productions végétales
Des rosiers labellisés
Myriam et Pierre Decoupigny sont installés depuis plus de 10 ans près de la grotte du Mas d’Azil. Autodidactes mais passionnés par les fleurs, ils décident de monter une pépinière et se spécialisent dans les rosiers, car il y a peu de spécialistes de la rose. Ils ont obtenu un contrat de production avec la maison Meilland (ils ne sont que 4 à être agréés dans le Sud-Ouest). Leur catalogue compte aujourd’hui 150 variétés. Habitués des salons spécialisés de la région toulousaine, ils commercialisent leurs plants auprès des professionnels comme des particuliers qui sont de plus en plus nombreux à venir visiter leur roseraie.
> Pays verts - mai 2002 - p 16
Des huiles essentielles à Castelnau
Il y a cinq ans, Loïc Guyot ex-contrôleur de gestion a créé sa propre distillerie à Boisse, près de Castelnau Montratier (46). Il y cultive en majorité de la lavande, mais aussi du thym, du lavandin, de la sauge, de l’hysope, du genévrier et du pin sylvestre répartis sur 6 hectares de terres. Parallèlement, il ouvre une boutique, à Toulouse, où il vend ses productions. Il organise, l’été, des démonstrations de distillation. Aujourd’hui, Loïc Guyot. est en contact avec une boutique de cosmétiques biologiques.
Contact : Distillerie de Boisse « Terres en Quercy » - tél : 05 65 21 91 58
> Dépêche du midi édition Lot - 20 juin 2002
Yamadori en pays cathare
Alain Blervaque habite au pied de Peyrepertuse. Un lieu tourmenté par les vents où les plantes acquièrent naturellement les formes torturées des bonsaïs. Depuis dix ans, il y pratique l’art du yamadori qui consiste à dénicher ces arbres dans la nature, puis les transforme en bonsaïs. Seul en France à pratiquer le yamadori, il répond à la demande des amateurs éclairés souhaitant travailler sur des espèces locales plutôt que sur des arbres importés du Japon. Il vend surtout aux revendeurs et aux collectionneurs et exporte dans toute l’Europe.
> France agricole - 21 juin 2002 - p 98
Le coco de Pamiers est de retour
Il faisait les délices des amateurs de cassoulet avant guerre. La CAPA s’est engagée à retrouver la semence authentique du coco de Pamiers. On en a retrouvé quelques grains, dans une grange de Bonnac. Grâce au concours d’un semencier spécialisé, ces quelques cocos multipliés ont permis d’obtenir cette année 600 kg de semence réinscrite au catalogue des variétés sous l’appellation « Le Bonnacois ». Pour 2002, les 4 hectares mis en production en mai chez deux agriculteurs de Basse-Ariège devraient permettre la mise en marché d’une dizaine de tonnes de cocos secs à l’automne prochain. Ils seront vendus sous la marque "Coco, le haricot du pays ariégeois".
> Dépêche du midi édition Ariège - 8 juillet 2002
Produire des pommes de terre en Ségala
Jeune agriculteur sur le Ségala, Bruno Rivière est un des rares exploitants agricoles à avoir conservé la production de pommes de terre (2 ha pour la consommation, 4 ha pour les semences). Il en tire un tiers de son chiffre d’affaires, les deux autres tiers proviennent de l’élevage ovin. Pour cet amoureux de la patate, l’avenir passe par une amélioration du plant, favorisée par l’arrosage afin d’obtenir des petits calibres, ainsi que par la demande des consommateurs pour un goût réaffirmé.
Contact : Bruno Rivière - Le Py - 12240 Rieupeyroux
> Dépêche du midi édition Aveyron - 2 août 2002
Un jardin pour découvrir et déguster les plantes
A Sengouagnet (31), dans leur "Jardin des sortilèges", Annie-Jeanne et Bernard Bertrand ont conçu et planté sept jardins à thèmes : jardins du temps, des délices, du curé, de sorcière, des oxalis, pays des sauges et jardin médicinal. En suivant un sentier de 800 mètres, le visiteur découvre des dizaines de plantes qu’il peut même déguster. Des visites guidées sont organisées durant l’été. Outre le jardin botanique, ces deux agriculteurs ont créé une maison d’édition pour publier une dizaine d’ouvrages sur les plantes. Ils possèdent une ferme depuis 25 ans, où ils font de l’agriculture de montagne : petit élevage, verger et potager.
> Dépêche du midi édition Haute-Garonne - 7 août 2002
Un champ de myrtilles à la ferme du Fariol
Denis Sicard, responsable d’une exploitation agricole de 110 ha de céréales, est un adepte de l’agriculture raisonnée. Mais il ne produit pas que des céréales. Des Etats-Unis où il a travaillé 5 ans, il est revenu avec la passion des myrtilles. Il en cultive aujourd’hui 1 ha, sans désherbant, que les consommateurs viennent cueillir chez lui. C’est alors l’occasion d’engager le dialogue et d’expliquer son travail. Denis Sicard est adhérent au réseau "bienvenue à la ferme".
Contact : Denis Sicard - Route de Lamasquère - 31470 St-Lys
> Dépêche du midi édition Haute-Garonne - 30 août 2002
Des gelées de plantes aromatiques
Sur 3000 mètres carrés de terres calcaires arrachées à la friche, Corine Heine vit de la culture des plantes aromatiques. Une activité peu lucrative jusqu’au jour où elle découvre une recette de gelée de menthe dans un vieux livre d’herboristerie. La recette est testée et améliorée, puis appliquée à d’autres plantes. Aujourd’hui C. Heine commercialise 6000 pots de 250 g de gelée de badiane, sauge, lauriers... 10 parfums en tout. Les qualités gustatives du produit et une clientèle ciblée font de cette innovation un succès.
Contact : Corine Heine - Le Gres - 81440 Venes - tél : 05 63 75 30 34
> Paysan tarnais - 10 octobre 2002 - p 20
Des chips de céleri-rave
Les Delacôte sont agriculteurs et cultivent une centaine d’hectares de céréales ainsi que 3 hectares consacrés au maraîchage. Ils ont cherché pendant 2 ans à mettre au point des pétales de céleri-rave. Leur produit est désormais vendu en épicerie fine, dans plusieurs grandes villes, ainsi que sur les marchés. Forts de leur succès, ils testent leur procédé sur d’autres légumes.
Contact : EARL Les Jardins de la Rivière - La Rivière - 81220 Saint-Paul Cap de Joux - tél : 05 63 75 51 13
> Dépêche du midi édition Tarn - 16 octobre 2002
La Payenne, une bière locale
Christian Séneclauze, éleveur à Montbrun-Bocage, a toujours pratiqué une activité complémentaire : chèvre angora, fleurs séchées... Depuis 5 ans, il fabrique de la bière (10 000 litres par an) qu’il écoule sans difficulté sur les marchés, les foires et diverses manifestations artistiques. Comme il n’y a plus d’école de brasseurs, il a complété son information acquise dans les livres par un stage de formation près de Nancy. Le matériel neuf coûtant trop cher, il a tout fabriqué lui-même, en transformant du matériel vinicole et des tanks à lait. Il cultive l’orge nécessaire à sa production.
Contact : Christian Séneclauze - Portoteni - 31310 Montbrun Bocage - tél : 05 61 98 13 84
> Dépêche du midi édition Haute-Garonne - 30 octobre 2002
Du pois chiche en Lauragais
11 agriculteurs du Lauragais tarnais se sont lancés dans la culture du pois chiche en 1996. Les bons rendements des 3 premières années ont favorisé le développement de cette culture qui permet de valoriser des sols peu fertiles et secs. Ils sont désormais une soixantaine à cultiver 700 ha de pois chiche dans le Tarn. Pour stocker, trier et commercialiser leur récolte, l’un d’eux a créé une société baptisée ESCA. L’UNIP, associée à cette démarche, propose un itinéraire technique. Mais pour pérenniser la filière, il reste à développer la recherche variétale et à proposer des produits de traitement spécifiques.
Contact : Cécile Fraysse - Chambre d’Agriculture - Bureau de Lavaur - tél : 05 63 58 01 64
> Paysan tarnais - 31 octobre 2002 - p 8-9
Les gorges du Tarn pourraient bientôt voir fleurir... des vignes
L’exode rural a eu raison, au cours du XXe siècle, de la viticulture en Lozère. Le Sivom « grand site national des gorges du Tarn, de la Jonte et des Causses » souhaite réimplanter progressivement de la vigne sur le secteur. Une étude de terrain a permis de recenser, sur les communes du site, 50 ha de parcelles appartenant à une centaine de propriétaires privés ou communaux. Ces terres sont aujourd’hui en friche ou en passe de le devenir. Pour convaincre les propriétaires de mettre leurs terres à disposition, le Sivom propose de les regrouper au sein d’une association foncière agricole. Le système a déjà séduit sept propriétaires autour d’un premier projet d’instalation mis en place, cet été, sur la commune d’Ispagnac.
> Midi libre édition Lozère - 15 novembre 2002
Les frères Landat relance la production du Verjus du Périgord
Le verjus est un condiment extrait de raisins cueillis verts. Il était très utilisé au Moyen-âge pour déglacer les plats de viande ou de poissons et préparer des marinades. Détrôné au XVIIIe siècle par le vin blanc, le vinaigre et le citron, il n’était plus fabriqué que par quelques familles. A la recherche d’une voie de diversification pour contrecarrer la crise des blancs d’appellation, Jean-Paul Lantat et ses frères ont relancé, en 1986, la production du verjus. D’abord confidentielle, elle atteint aujourd’hui 250 hl soit 15% du volume sortant des chais du domaine. Des restaurateurs et des épiceries, à l’affût de saveurs rares, l’ont remis au goût du jour.
Contact : Landat fils - Domaine du Siorac - 24500 Saint-Aubin de Cadelech - tél : 05 53 74 52 91
> La vigne - novembre 2002 - p 132
Du sirop de safran
Passionnée par les plantes aromatiques, Catherine Calvet s’est installée en 2000 sur une petite ferme en friche à Crégols. Intéressée par la démarche de relance du Safran du Quercy, elle suit une formation à la chambre d’agriculture du Lot pour maîtriser la culture puis cherche à transformer le safran. Elle fabrique de l’huile, du vinaigre et du sirop. Ce dernier produit connaît un succès immédiat auprès des restaurateurs et des particuliers.
Contact : Catherine Calvet - Les Bories - 46330 Cregols - tél : 05 65 24 79 32
> Défense paysanne du Lot - 8 novembre 2002 - p 12
Productions animales
Deux élevages d’escargots en Couserans
Jocelyne Pugibet et Marc Mage sont héliciculteurs et exercent, depuis 4 ans, leur activité en Ariège. Les deux éleveurs sont loin de se faire concurrence. Tous deux se sont spécialisés dans le petit gris ou le gros gris d’Algérie, car le climat de l’Ariège n’est pas très propice à l’élevage du bourgogne. Jocelyne vend les escargots vivants ou déjà cuisinés. Marc a voulu donner à son élevage une dimension pédagogique. Sa ferme est agréée pour recevoir la visite d’écoles et il a consacré une partie de sa maison à un musée de l’escargot. La qualité de leurs produits ainsi que la faible concurrence dont ils disposent dans la région ont peu à peu assuré à chacun un réseau de clients fidèles.
> Dépêche du midi édition Ariège - 20 juin 2002
Chevreaux Boer en Ariège
France et Gilbert Barenot se sont installés il y a 2 ans au dessus d’Ax-les-thermes, sur 4 hectares boisés qu’ils ont débroussaillés. Ils ont progressivement constitué leur troupeau de 120 chèvres en race mixte, issue d’une souche de mâles Boer. Leur lait, ultra-riche, permet une croissance rapide des petits dans des conditions difficiles : froid en hiver, chaud en été et alimentation grossière. Les chevreaux sont valorisés autour de 600 francs, pour des carcasses de 12 à 13 kg. Faute d’un label officiel en caprin-viande, les Barenot se sont imposés un cahier des charges strict et souhaitent créer leur propre marque. Ils vendent aux restaurateurs et aux particuliers.
> Pays verts - juin 2002 - p 16
Le tourisme crée une nouvelle micro-économie autour de l’âne
Dans l’article joint en annexe (voir forum PRPI), deux expériences sont citées. Christian Brochier est éleveur et loueur d’ânes depuis 18 ans, au hameau de Castagnols, tout près de Vialas (Lozère). Il assure tout au long de l’année gîte, couvert et randonnées pour une clientèle française et européenne, souvent familiale (1500 à 2000 clients par an). Il élève 33 ânes. L’association Escap’âne,fondée en 1999 à Ergny (Pas-de-Calais) permet aux handicapés, accompagnées ou portées par un âne, de randonner en famille et découvrir la campagne. Escap’âne travaille également avec le réseau Accueil paysan, qui valorise les produits du terroir.
> Monde - 19 juillet 2002
Tout est bon dans l’autruche
Voir article sur le forum PRPI.
> Dépêche du midi édition Aveyron - 22 août 2002
Elevage de juments laitières
Au château Lagaillarde de Thil, Agnès de Jesse-Lévas élève 4 juments laitières. Elle fabrique, à la main, des savons de Marseille (contenant 25% de lait de jument). Une autre gamme de produits à base de lait de jument, shampooings et crèmes, sont fabriquées artisanalement à l’extérieur. Ces produits naturels sont vendus sur place, dans les magasins "bio" de la région toulousaine et les magasins de produits fermiers. La propriété : un ancien relais de chasse, abrite aussi des chambres d’hôtes. Par ailleurs, Agnès de Jesse-Lévas fabrique des confitures et gelées aux fleurs d’acacia, aux pétales de roses, aux figues, et baies de sureau... à déguster sur place.
Contact : tél. : 05 61 85 76 72
> Dépêche du midi édition Haute-Garonne - 16 août 2002
Les premiers steaks d’aurochs
Eleveur en Lozère, Mr Amarger possède 21 aurochs depuis 4 ans et a créé, sur sa ferme, un musée de l’auroch. Il vient de commercialiser une première bête en viande de boucherie à l’occasion d’une journée sur la préhistoire. Cette viande très goûteuse, sans cholestérol, a rencontré un franc succès et déjà les consommateurs réservent le prochain auroch qui sera vendu au printemps 2003. Il n’y a en France que 4 éleveurs d’aurochs.
Contact : M. Amarger - Le Giraldès - 48170 Arzenc de Randon
> Midi libre - 3 novembre 2002
Entreprises innovantes
Une pépinière d’entreprises agricoles innovantes
Pour favoriser l’insertion et l’accompagnement des jeunes dans leur recherche d’emploi, le LEGTA de Romans a créé, en 1992, une pépinière d’entreprises. Elle accueille chaque année un candidat pour tester son projet d’installation innovante. Les dossiers des candidats sont examinés par les partenaires de l’établissement (ADASEA et chambre d’agriculture par exemple). Fleurs comestibles, plantes aquatiques, fruits rouges hors saison, plantes vivaces fleuries... tous ces projets y ont été testés et mis sur pied.
> Bima - juillet 2002 - p 37-39
Etre patron et salarié pour mener à bien son projet
Pour créer sa propre entreprise et limiter la casse en cas de difficultés, Stéphane Rallier est devenu entrepreneur-salarié au sein d’Energies-Alternatives. Salarié (en contrat à durée déterminée) de cette SCOP, il est payé sur le chiffre d’affaires réalisé par son activité. Son projet est au départ financé à 90% avec des fonds venant de l’Europe, du Conseil général et de la ville de Narbonne. Lorsque l’opération sera bien structurée, le financement extérieur devra passer à 40%. La SCOP assure également un suivi comptable, administratif et la formation.
Contact : Nabil M’Rad - Energies-Alternatives - 52 La Canebière - 13001 Marseille - tél : 04 91 33 65 77
> Midi libre édition Aude - 7 novembre 2002
Des agriculteurs inventent leurs outils
Quelques agriculteurs ariégeois ont entrepris, il y a 10 ans, d’inventer et de construire les outils dont ils avaient besoin pour travailler avec des animaux sur de petites exploitations. Ainsi est née leur association : PROMMATA (Promotion du machinisme moderne agricole à traction animale), forte aujourd’hui de 220 adhérents. Son atelier associatif basé à Rimont (09) emploie 6 salariés qui fabriquent divers porte-outils à partir de matériels industriels retransformés. Ces matériels peuvent être construits par les agriculteurs à partir de plans ou avec l’aide de l’association. Ils reviennent 10 fois moins cher que des équipements classiques. Aussi, l’association est-elle sollicitée tant par les maraîchers de Bretagne que les paysans du Burkina Faso.
Contact : PROMMATA - tél : 05 61 96 36 60 - fax : 05 61 66 99 58 - web : www.bourricot.com - rubrique Matériels et accessoires
> Dépêche du midi - 22 novembre 2002









