Un territoire très varié
Au nord-est, la partie sud-occidentale du Massif Central, composée de montagnes anciennes, aux sommets aplanis, et de hauts plateaux, s’achève par les Monts de Lacaune et la Montagne Noire au sud.
Au nord, s’étirent les plateaux calcaires du Quercy, pays de Causses sculptés par l’érosion.
Au sud, d’est en ouest, s’étendent : les Pyrénées (étagées entre la Haute chaîne culminant à plus de 3 000 mètres), la moyenne montagne (1 000 à 2 000 mètres) et les pré-Pyrénées (généralement d’altitude modeste).
Entre les Pyrénées, le Massif Central et les plateaux du Quercy s’étendent, de part et d’autre de la vallée de la Garonne, des terres qui dessinent un relief varié (petits plateaux, coteaux, vallées plus ou moins accentuées).
La montagne représente 40 % du territoire régional
Dans l’ensemble Midi-Pyrénées, les plaines ne représentent que 5 % de la surface régionale et la superficie de la zone de montagne est d’environ 1 850 000 hectares, soit 40 % du territoire régional réparti sur 900 communes.
Zones agricoles défavorisées [1]
| Zones | Surface totale en milliers d’hectares | |
|---|---|---|
| Montagne | 1 851 | dont Haute-montagne : 296 |
| Défavorisée simple | 2 524 | dont Piémont : 694 |
| Non classées | 185 | |
| Surface totale de la région | 4 560 | |
Deux grands types de sol
Enfin, en schématisant, on distingue deux grands types de sol :
les coteaux argilo-calcaires (environ 1 million d’hectares) convenant à toutes les cultures,
les sols d’alluvions qui se répartissent :
- en alluvions récentes (environ 500 000 hectares) convenant à toutes les cultures,
- en alluvions anciennes (environ 500 000 hectares) appelées "boulbènes", très humides l’hiver et très sensibles à la sècheresse d’été, elles posent des problèmes culturaux difficiles.
Les zones classées "montagne" et les zones défavorisées (normes U.E.) concernent 97 % du territoire régional.
Le climat de Midi-Pyrénées est celui d’un pays de transition
Le climat de Midi-Pyrénées est celui d’un pays de transition où s’affrontent constamment les influences océaniques et méditerranéennes.
Les flux océaniques lui confèrent des hivers modérés et l’essentiel de ses précipitations, mais c’est aux influences méditerranéennes que l’on doit les fortes chaleurs estivales et les automnes ensoleillés.
L’importance des précipitations est très variable dans l’espace (de 600 à 700 millimètres au centre de la région, à plus de 1 100 millimètres dans les "hautes bordures" des Monts de Lacaune, de l’Aubrac ou des Pyrénées), et dans le temps (de 1 à 4 selon les années).
La quasi-totalité de la région connaît une sécheresse marquée les mois d’été. La proximité des montagnes provoque souvent au printemps et à l’automne, un effet "réfrigérant" accentué qui se traduit par des gelées "tardives ou hâtives" mettant en danger les cultures arboricoles et viticoles. Mais en contrepartie, ces bordures montagneuses recueillent 40 % du total des pluies et offrent ainsi les ressources en eau qui, correctement stockées, permettent de pallier les sècheresses estivales.
Malgré ces handicaps (superficie de la zone de montagne et des zones défavorisées, sécheresse estivale) Midi-Pyrénées présente des potentialités à valoriser.









