Evolution du nombre d’installations aidées de 1991 à 2010
(nombre d’installations décidées en CDOA).
Les freins à l’installation de jeunes agriculteurs
Le contexte démographique aurait dû être plus favorable à l’installation depuis 2005 (cf. « papy boom »), mais une partie des terres libérées servent à l’agrandissement.
La réforme de la PAC décidée en 2003 et la mise en place des DPU (droits à paiement unique) maintiennent une compétition exacerbée entre les agriculteurs déjà installés et les nouveaux.
Le métier d’agriculteur jouit d’une faible attractivité auprès des jeunes en raison des contraintes d’horaires, des aléas climatiques et économiques, d’une rémunération aléatoire, etc. Ces raisons étant amplifiées par les crises de l’agriculture très médiatisées (crise laitière, crises viticole et arboricole...), les jeunes ont tendance à s’orienter vers des secteurs offrant une meilleure qualité de vie.
Enfin, certains agriculteurs font le choix de s’installer sans aides. Ils échappent ainsi aux « contraintes » liées à l’obligation de formation (niveau IV de formation agricole), à l’obligation de parvenir à un revenu de référence (1 à 3,5 fois le SMIC), à l’obligation d’être âgé de moins de 40 ans, à l’obligation de tenir une comptabilité et de s’engager à être agriculteur pendant 5 ans, etc.
La mise en place du nouveau dispositif d’accompagnement de l’installation en 2009 a retardé certaines installations. Cela peut expliquer le report de certaines installations, cependant aucune reprise n’a été observée en 2010.
Quelques chiffres sur l’installation
Installations non aidées
Les installations non aidées sont mal connues. D’après l’observatoire des exploitations transmissibles géré par les ADASEA de Midi-Pyrénées, elles représentent 40% des nouveaux agriculteurs de moins de 40 ans. Ce taux varie fortement d’un département à l’autre.
| en 2008 | 09 | 12 | 31 | 32 | 46 | 65 | 81 | 82 | Midi-
Pyrénées |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| taux d’installation
non aidées | 18 % | 28 % | 53 % | 36 % | 37 % | 36 % | 49 % | 55 % | 40 % |
Evolution du nombre d’installations aidées par département
| 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 09 | 63 | 49 | 56 | 71 | 37 | 33 | 23 | 26 | 38 | 20 | 40 | 34 | 27 |
| 12 | 225 | 171 | 156 | 166 | 156 | 170 | 179 | 144 | 163 | 162 | 137 | 132 | 152 |
| 31 | 93 | 49 | 62 | 46 | 50 | 57 | 58 | 46 | 43 | 52 | 55 | 36 | 24 |
| 32 | 114 | 96 | 92 | 75 | 63 | 66 | 47 | 56 | 68 | 63 | 72 | 53 | 65 |
| 46 | 101 | 92 | 70 | 63 | 69 | 77 | 56 | 47 | 42 | 36 | 52 | 45 | 36 |
| 65 | 55 | 62 | 37 | 28 | 34 | 38 | 48 | 36 | 52 | 42 | 42 | 27 | 32 |
| 81 | 99 | 103 | 90 | 111 | 90 | 87 | 72 | 67 | 68 | 67 | 60 | 68 | 56 |
| 82 | 77 | 74 | 63 | 50 | 40 | 49 | 47 | 44 | 43 | 36 | 44 | 30 | 31 |
| MP | 827 | 696 | 626 | 610 | 539 | 577 | 530 | 466 | 517 | 478 | 502 | 425 | 423 |
Principales caractéristiques des installations
L’âge moyen d’installation est de 28 ans
L’âge moyen d’installation est de 28 ans, il diminue d’un an par rapport aux deux années précédentes. A un an près, tous les départements sont dans cette moyenne, sauf l’Ariège et la Haute-Garonne où l’âge moyen d’installation est plus élevé (32 et 30 ans).
La classe d’âge la plus nombreuse est celle des 25-29 ans (33% des installations). Viennent ensuite les 21-24 ans (29%), les 30-34 ans (18%) et les 35-39 ans (13%). Les classes les moins nombreuses sont celles des moins de 20 ans (4%) et des 40 ans (3%).
Une population toujours largement masculine
Le nombre de femmes qui accèdent à la profession n’est pas négligeable. Ce taux est en légère baisse par rapport à l’année dernière. Elles représentent 23% des jeunes installés.
La forme sociétale de plus en plus privilégiée
58% des jeunes choisissent la forme sociétale pour s’installer en agriculture. Depuis plusieurs années, ce chiffre est stable.
On observe toutefois des variations importantes selon les départements :
Le taux est supérieur à la moyenne régionale en Aveyron (73%) et dans le Lot (66%).
Il est égal à la moyenne régionale dans le Gers et dans le Tarn-et-Garonne (58%).
Le taux est inférieur à la moyenne régionale en Haute-Garonne (43%), dans les Hautes-Pyrénées (40%) et en Ariège (37%).
Concernant les types de sociétés choisies en Midi-Pyrénées :
Les GAEC arrivent largement en tête avec 67% des sociétés (en augmentation).
32% pour les EARL et 1% pour les SCEA (en diminution).
La surface moyenne d’installation est de 39,5 ha
Il s’agit de la surface moyenne à l’installation hors cadre sociétaire (chiffres hors Ariège et Tarn).
Après deux années de diminution, cette moyenne régionale augmente à nouveau. Au niveau départemental, la surface moyenne d’installation individuelle augmente en Haute-Garonne et dans le Gers.
Le Gers (53 ha), l’Aveyron (45 ha) et le Lot (40 ha) sont en tête de Midi-Pyrénées. Viennent ensuite la Haute-Garonne (36 ha), le Tarn-et-Garonne (26 ha) et les Hautes-Pyrénées (18 ha).
Des jeunes agriculteurs de plus en plus formés
Les jeunes installés sont de plus en plus formés. Cela est lié à l’obligation d’avoir une formation de niveau IV minimum pour les jeunes nés après 1971.
| Niveau V | Niveau IV | Niveau III | Niveau II |
|---|---|---|---|
| 9 | 295 | 114 | 16 |
| 2% | 68% | 26% | 4% |
Près d’un tiers des jeunes a suivi une formation de niveau supérieur ou égal à III. Ce taux est stable.
Des voies de formation diversifiées
La voie des formation des jeunes installés varie en fonction de leur âge et de leur expérience.
| Voie scolaire | Apprentissage | Formation continue |
|---|---|---|
| 55% | 8% | 37% |
(Données : Installations décidées en CDOA en 2004-2005-2006).
Cette moyenne régionale cache des disparités entre les départements : la formation professionnelle tient une place très importante en Ariège (57%), la voie scolaire est la plus représentée dans le Gers (72%), l’apprentissage est particulièrement important en Haute-Garonne (19%) et en Ariège (16%).
Des installations hors cadre familial stables
Elles concernent 27% des installations aidées. Ce taux diminue d’un point par rapport à 2009. Ce mode d’installation demeure relativement important. L’effort dans ce sens doit être renforcé.
Néanmoins les variations départementales sont marquées. Les besoins de faire appel à ce type d’installation ne sont pas les mêmes selon les départements.
- L’Ariège reste le département où les installations hors cadre familial sont les plus représentées (56%).
- La Haute-Garonne (48%), les Hautes-Pyrénées (48%), le Gers (32%), le Tarn-et-Garonne (32%) et le Lot (28%) atteignent également des niveaux d’installation hors cadre familial supérieurs ou égaux à la moyenne régionale.
- Un jeune sur cinq s’installe hors cadre familial dans le Tarn (20%).
- Un sur six dans l’Aveyron (16%).
Grande stabilité des systèmes de production régionaux
(en %)

On observe une augmentation importante des installations en cultures spéciales, notamment en maraîchage. Par contre, il n’y a quasiment plus d’installations en arboriculture. Après une année de forte hausse, le nombre d’installations en ovins/caprins diminue pour retrouver le niveau de 2008. Les installations en bovins lait se stabilisent après une année de crise. Les installations en élevage augmentent en pourcentage et restent largement prépondérantes dans la région (79%). Les principaux départements d’élevage sont l’Aveyron, le Tarn, les Hautes-Pyrénées, l’Ariège et le Lot. Dans le Gers, près d’une installation sur deux est réalisée en cultures (surtout grandes cultures). Dans le Tarn-et-Garonne, les cultures spécialisées représentent près d’un tiers des installations.





