Evolution du nombre d’installations aidées de 1991 à 2011
(nombre d’installations décidées en CDOA).
Les freins à l’installation de jeunes agriculteurs
La concurrence avec les exploitations en place pour l’accès au foncier est défavorable aux candidats à l’installation.
Le métier d’agriculteur jouit d’une faible attractivité auprès des jeunes en raison des contraintes d’horaires, des aléas climatiques et économiques, d’une rémunération aléatoire, ... Ces raisons étant amplifiées par les crises de l’agriculture très médiatisées (crise laitière, crises viticole et arboricole...), les jeunes ont tendance à s’orienter vers d’autres secteurs.
Enfin, certains agriculteurs font le choix de s’installer sans aides. Ils échappent ainsi aux « contraintes » liées à l’obligation de formation (niveau IV de formation agricole), à l’obligation de parvenir à un revenu de référence (1 à 3,5 fois le SMIC), à l’obligation d’être âgé de moins de 40 ans, à l’obligation de tenir une comptabilité et de s’engager à être agriculteur pendant 5 ans, etc.
Quelques chiffres sur l’installation
Installations non aidées
Les installations non aidées sont mal connues. D’après l’Observatoire National Installation Transmission, en 2010, elles représentent 41% des installations de moins de 40 ans.
Ce taux varie fortement d’un département à l’autre :
| 09 | 12 | 31 | 32 | 46 | 65 | 81 | 82 | Midi-Pyrénées |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 22% | 29% | 67% | 40% | 43% | 47% | 41% | 63% | 41% |
Evolution du nombre d’installations aidées par département
| 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 09 | 49 | 56 | 71 | 37 | 33 | 23 | 26 | 38 | 20 | 40 | 34 | 27 | 36 |
| 12 | 171 | 156 | 166 | 156 | 170 | 179 | 144 | 163 | 162 | 137 | 132 | 152 | 113 |
| 31 | 49 | 62 | 46 | 50 | 57 | 58 | 46 | 43 | 52 | 55 | 36 | 24 | 35 |
| 32 | 96 | 92 | 75 | 63 | 66 | 47 | 56 | 68 | 63 | 72 | 53 | 65 | 62 |
| 46 | 92 | 70 | 63 | 69 | 77 | 56 | 47 | 42 | 36 | 52 | 45 | 36 | 31 |
| 65 | 62 | 37 | 28 | 34 | 38 | 48 | 36 | 52 | 42 | 42 | 27 | 32 | 30 |
| 81 | 103 | 90 | 111 | 90 | 87 | 72 | 67 | 68 | 67 | 60 | 68 | 56 | 57 |
| 82 | 74 | 63 | 50 | 40 | 49 | 47 | 44 | 43 | 36 | 44 | 30 | 31 | 28 |
| MP | 696 | 626 | 610 | 539 | 577 | 530 | 466 | 517 | 478 | 502 | 425 | 423 | 392 |
Principales caractéristiques des installations
L’âge moyen d’installation est de 28 ans
En 2010, l’âge moyen d’installation était de 28 ans. Cette donnée n’est pas disponible pour 2011.
Une population toujours largement masculine
Le nombre de femmes qui accèdent à la profession n’est pas négligeable. Ce taux est en augmentation de 3 points par rapport à l’année dernière. Elles représentent 26% des jeunes installés.
La forme sociétale reste privilégiée
59% des jeunes choisissent la forme sociétale pour s’installer en agriculture. Depuis plusieurs années, ce chiffre est stable. La majorité des sociétés sont des GAEC.
On observe toutefois des variations importantes selon les départements :
- Le taux est supérieur à la moyenne régionale en Aveyron (81%) et dans le Lot (74%).
- Il est égal à la moyenne régionale dans le Tarn (59%).
- Le taux est inférieur à la moyenne régionale dans le Gers (56%), en Haute-Garonne (46%), dans le Tarn-et-Garonne (39%), en Ariège (36%) et dans les Hautes-Pyrénées (27%).
La surface moyenne d’installation est de 32 ha
Il s’agit de la surface moyenne à l’installation hors cadre sociétaire (chiffres partiels pour le Tarn).
Après une année d’augmentation, cette moyenne régionale diminue de 7 ha. Au niveau départemental, la surface moyenne d’installation individuelle augmente dans le Lot.
Le Lot (71 ha), le Tarn (48 ha), l’Aveyron (35 ha) et la Haute-Garonne (34 ha) sont en tête de Midi-Pyrénées. Viennent ensuite le Gers (29 ha), le Tarn-et-Garonne (21 ha) et les Hautes-Pyrénées (16 ha).
Des jeunes agriculteurs de plus en plus formés
Les jeunes installés sont de plus en plus formés. Cela est lié à l’obligation d’avoir une formation de niveau IV minimum pour les jeunes nés après 1971.
| Niveau V | Niveau IV | Niveau III | Niveau II |
|---|---|---|---|
| 6 | 253 | 121 | 11 |
| 1.5% | 64.5% | 31% | 3% |
Près d’un tiers des jeunes a suivi une formation de niveau supérieur ou égal à III. Ce taux est en augmentation.
Des voies de formation diversifiées
La voie des formation des jeunes installés varie en fonction de leur âge et de leur expérience.
| Voie scolaire | Apprentissage | Formation continue |
|---|---|---|
| 55% | 8% | 37% |
(Données : Installations décidées en CDOA en 2004-2005-2006).
Cette moyenne régionale cache des disparités entre les départements : la formation professionnelle tient une place très importante en Ariège (57%), la voie scolaire est la plus représentée dans le Gers (72%), l’apprentissage est particulièrement important en Haute-Garonne (19%) et en Ariège (16%).
Des installations hors cadre familial en augmentation
Elles concernent 31% des installations aidées. Ce taux augmente de 4 points par rapport à 2010. Ce mode d’installation demeure relativement important. L’effort dans ce sens doit être renforcé.
Néanmoins les variations départementales sont marquées. Les besoins de faire appel à ce type d’installation ne sont pas les mêmes selon les départements.
- Le Lot (52%) et l’Ariège (50%) sont les départements où les installations hors cadre familial sont les plus représentées.
- Le Tarn-et-Garonne (46%), la Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées (37%), le Tarn (36%) atteignent également des niveaux d’installation hors cadre familial supérieurs ou égaux à la moyenne régionale.
- Un jeune sur trois s’installe hors cadre familial dans le Gers (29%).
- Un sur huit dans l’Aveyron (12%).
Grande stabilité des systèmes de production régionaux
En 2011, le nombre d’installations a augmenté par rapport à l’année dernière en grandes cultures, en ovins, en aviculture et en arboriculture, même si cette dernière production reste à des niveaux faibles. Par contre, il a diminué en bovins lait, caprins et porcins, production qui confirme ses difficultés en terme d’installations. La part des installations en élevage diminue en pourcentage, mais reste largement prépondérante dans la région (76%). Les principaux départements d’élevage sont l’Aveyron, l’Ariège, le Lot, les Hautes-Pyrénées et le Tarn. Près de la moitié des installations en grandes cultures se situent dans le Gers. Les installations en maraîchage se développent dans toute la région, mais la moitié est située dans le Tarn et l’Aveyron. De nombreux projets d’installation associent plusieurs productions. La part des installations n’est pas négligeable (près de 5%).





