La supression du labour est souvent présentée comme un moyen de limiter l’érosion hydrique, dans la mesure où elle permet d’améliorer la structure du sol et de laisser les débris végétaux en surface. Les observations réalisées jusqu’à ce jour vont dans ce sens, mais l’acquisition de références reste rare.
Le suivi expérimental proposé permet d’étudier, sur 4 à 5 ans minimum, les effets de la suppression du labour sur les caractéristiques physiques et biologiques des sols, sur la résistance à la dégradation structurale, sur la perméabilité des sols et, en définitive, sur la réduction des risques d’érosion. Deux types de sites ont été retenus : des sites déjà différenciés par rapport au non labour et des sites dont la différenciation a commencé au début du projet.
Pour les premiers, les différents critères de caractérisation ont montré une différence significative en faveur du non labour. Pour les autres, les différences sont moins nettes. Le non labour a un effet positif sur la teneur en matière organique en surface, sur la biomasse microbienne, sur les profils culturaux et les états de surface. En revanche, les résultats concernant la stabilité structurale et la porosité sont moins nets.









