L’élevage ovin-lait est cantonné au sud de l’Aveyron :

source RGA 2000, cheptel par canton
Une concentration forte
La concentration des troupeaux s’est poursuivie entre 2000 et 2007. Il ne reste plus que 700 éleveurs en 2007. Ils détiennent la moitié du cheptel régional ce qui représente un troupeau moyen de plus de 360 brebis laitières par éleveur.
Après une augmentation conséquente (+ 10 %), et assez rapide au cours de la décennie 1990, l’effectif du troupeau stagne depuis 2000.
La taille moyenne des troupeaux est passé de 230 à 300 brebis. Il reste 2 300 éleveurs spécialisés.
La production est quasi-entièrement tournée vers la transformation dans le bassin de Roquefort.
Une baisse continue et forte du prix du lait de brebis
Malgré le fromage de Roquefort, produit-phare, qui tire les prix vers le haut, le prix moyen de vente du lait de brebis au stade des éleveurs connait une baisse continue et forte : -20 % en monnaie courante (soit -40 % en monnaie constante sur 18 ans). Les incertitudes sur le prix du lait de vache menacent aussi le lait de brebis.

source : Indice des Prix des Produits Agricoles à la Production (IPPAP), base 100 en 1990
Les résultats comptables restent supérieurs à la moyenne régionale, tant au plan économique, qu’en termes d’équilibres financiers.
Importance économique
Sur 100 euros de productions de biens agricoles, l’élevage d’ovins lait représente une part de 7 euros.
Midi-Pyrénées est, de loin, la première région française en brebis-lait.
Les débouchés de la filière
La filière est structurée autour de Roquefort. Le prix du lait collecté est fonction de sa valorisation en fromage de Roquefort.
Le système est bien rôdé, mais connaît parfois quelques difficultés pour gérer sa croissance, et le choix entre une production traditionnelle et une production de masse.
Les SIQO représentent 40% des ventes des éleveurs (en conjugant lait et viande).









