Ce fils d’agriculteur ne vise qu’un objectif depuis son bac pro en poche : devenir son propre patron et travailler à la ferme avec son père Yves, 45 ans, dans un GAEC à deux, et un élevage de chèvres dès cette fin d’année ou en début 2011. Mais avant d’en arriver là, Nicolas, aide familial sur l’exploitation paternelle depuis septembre 2009, a pu peaufiner son projet professionnel par la réalisation de son Plan de Profesionnalisation Personnalisé. Celui-ci a débuté par un module d’échange territorialisé qui s’est déroulé en novembre dernier au Comité de développement de la Chambre d’agriculture à Laissac.
Des stages et des formations pour préciser son projet
Il a ensuite effectué son stage de découverte durant deux mois, en février et mars derniers, chez un éleveur de chèvres de sa commune de Ségur, chez Lionel Carrière, un maître de stage agréé. Il a aussi peaufiné son projet professionnel à Rodez sur des outils informatiques et à Laissac avec sa conseillère formation. Cet été, Nicolas songera toujours à sa prochaine installation en travaillant comme salarié saisonnier durant les moissons, avant de rejoindre la ferme de Poulentines en septembre.
Pour Nicolas, ces entretiens PPP l’ont bien aidé à préparer son projet : « les consultants sont très intéressants et nous épaulent bien pour définir notre projet, de même que les conseillers formation qui nous accompagnent avec efficacité. Lors du Module d’Echanges Territorialisé, nous avons notamment visité une brasserie à St-Geniez d’Olt et découvert des exploitations agricoles du secteur, des élevages de vaches allaitantes ou ovins lait. Nous avons aussi échangé sur la PAC, et avec un maire (celui de Lapanouse) qui nous a parlé de la ruralité » ajoute-t-il.
Les échanges avec d’autres candidats à l’installation sont appréciables
Pour Nicolas, son plan de professionnalisation personnalisé et le module d’échanges territorialisés lui ont permis de rencontrer d’autres candidats à l’installation, « c’était très important. J’ai rencontré des jeunes de ma région que je ne connaissais pas et que j’espère revoir plus tard quand nous serons installés. Notre groupe de quinze personnes était hétérogène, avec presque autant de filles que de garçons, et avec des projets réunissant quasiment toutes les productions agricoles, de l’élevage au maraîchage ». Tous ces échanges ont conforté Nicolas dans son projet professionnel : « dans notre région, il y a de la volonté pour devenir agriculteur, et c’est rassurant » lâche t-il. Quand on a 20 ans, l’avenir est-il appréhendé avec optimisme ? : « bien-sûr que le prix du lait de chèvre nous interpelle, on se demande avec mon père où le marché va aller. Mais moi je dis, on y va ! Et je veux travailler ici au pays, avec ma famille ».
Son père Yves élève depuis un an un troupeau de 240 chèvres alpines, suite à son départ volontaire du GAEC qu’il partageait avec son frère en exploitant un élevage ovins lait. Le prochain GAEC d’Yves et de son fils Nicolas a prévu d’augmenter le nombre de chèvres de 240 à 400 alpines pour permettre aux deux éleveurs de dégager un juste revenu, avec une SAU actuelle de 50 ha. L’élevage dispose, par ailleurs, d’une machine à traire de 24 postes avec décrochage automatique dans un bâtiment agricole réadapté pour ce type de production laitière livrée à Lactalis. « Plus tard, nous aimerions avoir aussi quelques vaches allaitantes » espère déjà Nicolas.




