Les huit exploitations laitières enquêtées maîtrisent d’autant mieux le parasitisme que leur conversion à l’agriculture biologique est ancienne. Ceci semble être à mettre en relation avec une meilleure conduite du pâturage susceptible de diminuer la pression parasitaire. Les deux pathologies liées à la reproduction les plus courantes sont des métrites consécutives à des rétentions placentaires et que les éleveurs traitent par divers moyens allant du chlorure de magnésium aux oblets antibiotiques.
En ce qui concerne l’alimentation, plus que la recherche d’une production laitière maximum, c’est la recherche de l’autonomie alimentaire qui semble motiver les éleveurs. Cette modération minimise les risques pathologiques liés à l’alimentation.
De nombreux cas de mammites sont observés chez quatre des huit éleveurs sans que les causes ne soient clairement établies. Dans trois élevages, le taux de cellules élevé traduit la présence de cas de mammites sub-cliniques. Ces problèmes obligent trop souvent les éleveurs à avoir recours aux traitements antibiotiques.
Les problèmes de diarrhées observés chez les veaux sont à mettre en relation avec les conditions de logement qui méritent souvent d’être améliorées. Compte-tenu de la destination habituelle des veaux, les traitements réalisés sont majoritairement allopathiques. La relation entre les éleveurs et leurs vétérinaires traduit souvent un malaise lié, en particulier, à un défaut d’intérêt des praticiens vis à vis des méthodes de traitement alternatives.









