Par ailleurs, des prairies sont cultivées sur 37,50 ha de SAU, dont certaines sont en légumineuses fourragères. Des céréales et du maïs auto-consommés par un troupeau de 20 vaches allaitantes complètent l’ensemble. Le troupeau produit des veaux bio et trois vaches grasses par an ; elles sont commercialisés pour moitié en vente directe et l’autre moitié auprès de la SARL « cap vers le bio ».
Pourquoi et comment avez-vous mis en place ce projet ?
Une aspiration pour la production de produits de qualité finis, accessibles, et porteurs de valeur ajoutée a fortement motivé la mise en place de la fabrication de farine et de pain bio à la ferme. La possibilité d’utiliser le fournil mobile d’une amie a permis de démarrer la fabrication de pain. L’opportunité de reprendre une exploitation existante a permis de concrétiser le projet d’installation reposant sur une conduite en bio des productions. La présence d’une unité de stockage sur l’exploitation existante a permis de limiter les investissements en les recentrant sur la partie production de farine et de pain.
Comment se situe votre exploitation sur le marché, dans votre territoire ?
L’absence de concurrence locale sur des produits comme la farine et le pain bio a permis de sécuriser la mise en place de l’activité. D’autre part la réponse à une demande existante sur ces types de produits a garanti les possibilités de développement de l’activité. La farine est vendue auprès de boulangers locaux et de la Biocoop de Tarbes. Les 5 catégories de pain produits (blé/seigle/épeautre/sarrasin/maïs) sont vendus pour moitié à la ferme et sur un marché local. L’autre moitié est commercialisée auprès d’une Biocoop et de diverses boutiques. La demande est plus affirmée sur la farine et le pain issus du blé. Il est envisagé de développer la commercialisation sur Pau pour augmenter la proportion de vente en épeautre, sarrasin et maïs.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait construire un projet similaire ?
L’absence de concurrence locale sur des produits comme la farine et le pain bio, et l’existence d’une demande sont des facteurs déterminants de réussite du projet. Avant de se lancer il est aussi nécessaire de réfléchir aux modalités de stockage, de manutention, de dimensionnement de l’unité de transformation et au choix du moulin. De cela dépendent en particulier le temps de travail consacré à l’activité de transformation et le coût des investissements. La nécessité de réaliser des rotations culturales régulières impose d’avoir une SAU bien supérieure à la surface annuelle consacrée aux céréales destinées à la fabrication de farine et de pain. Le projet est totalement partagé par le couple qui participe au quotidien à sa mise en œuvre, ce qui est un atout.










