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Economie et territoires

 
 

Références technico-économiques en systèmes de grandes cultures
Résultats 2007
Depuis 1995, la Chambre régionale d’agriculture de Midi-Pyrénées traite les enregistrements technico-économiques réalisés dans des exploitations de grandes cultures par les chambres départementales.

Pour la campagne 2007, nous disposons des données de cinq départements : l’Ariège, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot et le Tarn-et-Garonne. Le nombre de données a considérablement augmenté depuis 2005. Cet échantillon de 1812 parcelles n’est pas, a priori, représentatif des exploitations de grandes cultures, ni des départements concernés, ni de la Région. Il y a une base de volontariat.

Les renseignements collectés ont pour base la parcelle agricole et concernent toutes les parcelles de grandes cultures de l’exploitation. Sur la campagne 2007, l’analyse statistique a porté sur onze cultures : le blé tendre, le blé de force, le blé dur, le colza, le tournesol, le maïs irrigué, le soja, orge, sorgho et triticale, les autres cultures étant insuffisamment représentées.

Résultats économiques synthétiques et comparatifs des différentes cultures

Tableau récapitulatif des résultats 2007 des principales cultures : télécharger le tableau

Ces résultats appellent les commentaires suivants :

- Sur les rendements :

Les rendements moyens obtenus pour les céréales à paille sont nettement plus faibles que ceux obtenus en 2005 (10 à 12 q/ha en moyenne de moins). Ceci peut s’expliquer par les conditions climatiques du printemps (humidité).
Pour les cultures d’été, les rendements sont dans la moyenne de ceux obtenus en 2005 : un peu plus élevés en tournesol et soja (+ 1,3 et +2,4 q/ha en moyenne par rapport à 2005).

- Sur les charges opérationnelles :

Les charges opérationnelles les plus faibles sont observées pour le triticale (245 €/ha), le tournesol (260 €/ha) et pour le pois (262 €/ha). Pour les autres céréales à paille, les charges moyennes sont d’environ 350 €/ha. Les charges les plus élevées sont observées pour le maïs irrigué (charges d’irrigation et de semences en particulier plus élevées).
Globalement, on observe une hausse des charges opérationnelles moyennes entre 2005 et 2007 : de 0 à 15% d’augmentation en fonction des cultures. Cela peut s’expliquer par les évolutions des prix des intrants, mais aussi par le contexte climatique de l’année, différent de celui de 2005.

- Sur les marges brutes :

Les marges brutes sont calculées hors charge de récolte et prime PAC couplée comprise. Elles sont calculées avec un prix de vente standard pour chaque culture, il s’agit des prix constatés dans les enquêtes.
La caractéristique de l’année 2007 est un contexte de prix de vente élevé par rapport aux prix de vente habituels (et notamment 2005).
Les marges brutes 2005 et 2007 ne peuvent être comparées du fait de l’évolution des primes PAC entre ces 2 années. En effet, en 2006, les compensations PAC ont été transformées en une part découplée de la production (DPU), non pris en compte dans cette étude et une part restant couplée à la production (prime couplée intégrée dans le calcul de la marge brute, qui correspond pour la prime céréales à 25% de la prime antérieure).
La culture qui laisse la marge brute la plus élevée est le maïs irrigué (1 472 €/ha), attention cependant au niveau de charges de structure, généralement plus élevé qui n’est pas pris en compte ici. Ensuite, viennent les marges brutes du blé dur (1 029 €/ha) et du blé améliorant (987 €/ha). Malgré les niveaux de rendements plus faibles que 2005, les céréales à paille ont bénéficié de prix de vente élevés et donc d’une marge assez élevée.

Présentation et analyse des résultats par culture

Ce qu’il faut retenir

Blé tendre :
  • Importance du facteur rendement dans la marge brute
  • Traitement anti-graminées ou mixte très fréquent ; utilisation importante des sulfonylurées
  • Importance économique du poste désherbage (surtout quand pas ou peu de diversité des cultures été/hiver dans la rotation)
  • Optimum de fertilisation pour avoir un rendement maximum
  • Importance des traitements fongicides dans le rendement
Blé améliorant :
  • Importance du facteur rendement dans la marge brute
  • Traitement anti-graminées ou mixte très fréquent ; utilisation importante des sulfonylurées
  • Réponse à une fertilisation élevée
  • Importance des traitements fongicides dans le rendement
Blé dur :
  • Importance du facteur rendement dans la marge brute
  • Traitement anti-graminées ou mixte très fréquent ; utilisation importante des sulfonylurées
  • Optimum de fertilisation pour avoir un rendement maximum
  • Nombre de fongicides importants (au moins 3 traitements sur les trois quarts des parcelles)
Orge :
  • Importance du facteur rendement dans la marge brute
  • Traitement anti-graminées ou mixte très fréquent ; utilisation importante de Baghera
  • Importance de la fertilisation phosphatée sur le rendement
Triticale :
  • Importance du facteur rendement dans la marge brute et des différents poste d’intrants pour expliquer le rendement et la marge brute
  • La moitié des parcelles ne sont pas désherbées : effet négatif sur le rendement fertilisation phospho-potassique plutôt élevée en dose (fertilisation organique)
  • La moitié des parcelles ne sont pas traitées : effet négatif sur le rendement
Colza :
  • Stratégie de désherbage la plus fréquente : pré puis post (anti gram)
  • Importance des traitements fongicides, insecticides et anti-limaces sur le rendement (gain de rendement significatif)
Tournesol :
  • Pas d’effet positif sur la marge brute ni le rendement de dépenses élevées en herbicides, fertilisation : peu de réponse du tournesol à des dépenses d’intrants élevées
  • Importance et efficacité de la trifluraline en 2007 : quelles solutions suite à son interdiction ?
Maïs irrigué :
  • Stabilité des rendements liée à l’irrigation
  • Prédominance des traitements prélevée
  • Optimum de fertilisation pour avoir un rendement maximum
  • Importance des traitements insecticides en végétation
Soja :
  • Importance économique du poste désherbage (surtout quand pas ou peu de diversité des cultures été/hiver dans la rotation)
  • Importance et efficacité de la trifluraline en 2007 : quelles solutions suite son interdiction ?

Les résultats complets par culture et le tableau de synthèse, le tableau des données économiques régionales et la note méthodologique sont téléchargeables dans la colonne de droite, rubrique Télécharger

Editeurs : Chambre régionale d’agriculture de Midi-Pyrénées, décembre 2009
Commanditaires : Cas DAR/ Conseil régional Midi-Pyrénées

 
Publié le vendredi 26 février 2010
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