Du côté du groupement d’employeurs
Pourquoi avoir choisi d’accueillir un apprenti ?
Depuis leur création en 1998, les deux groupements emploient un salarié à temps plein. Etant donné que les adhérents avaient besoin de plus de journées mais pas suffisamment pour un autre temps plein, ils ont choisi d’embaucher un apprenti. Après deux expériences réussies, ils sont aujourd’hui en train de recruter un troisième jeune.
Comment s’est calé l’apprentissage ?
Les responsables des groupements d’employeurs ont rencontré des organisations de formation agricole dont l’ADPSA, les lycées de La Roque et St Affrique pour faire part de leur envie de recevoir un apprenti. Puis le groupement a reçu l’inspectrice de l’apprentissage de la DRAAF pour caler le dossier et les objectifs de la formation. L’objectif de l’apprentissage dans un groupement d’employeurs étant de ne pas faire travailler l’apprenti sur l’ensemble des exploitations mais d’en choisir quelques-unes de façon à ce qu’il ne soit pas trop perdu. Cet aspect de polyvalence au sein de plusieurs exploitations, les adhérents l’ont transformé en atout pour le jeune dans sa formation.
Comment le groupement s’est organisé pour confier le travail à l’apprenti ?
La gestion du planning de l’apprenti est du ressort du responsable du groupement comme pour le salarié. Les adhérents se réunissent ainsi une fois par mois, pour fixer l’emploi du temps, en fonction de leurs besoins et des objectifs de formation du jeune. Le planning était construit de façon à ce que l’apprenti puisse participer à tous les travaux afin de lui donner une vision globale. Une formatrice de l’ADPSA rencontrait l’apprenti et son référent sur l’exploitation une fois par trimestre pour faire un point d’étape tous ensemble. Les responsables du groupement évoquent la nécessité d’élargir ce contact avec l’ensemble des adhérents chez lesquels l’apprenti intervient, de façon à aborder l’aspect relationnel et le fonctionnement global, deux aspects primordiaux à leurs yeux, dans le bon déroulement de l’apprentissage.
Que vous a apporté cette expérience ?
« Notre particularité c’est notre rigueur de fonctionnement. Notre équipe s’est fixée dès le départ des règles du jeu, dans un très bon état d’esprit, ce qui a facilité nos expériences dans l’accueil d’un apprenti. Cette notion d’apprentissage nous apporte autant qu’au jeune. C’est plaisant de pouvoir apprendre le métier à quelqu’un et de travailler avec un jeune, qui nous apporte un autre regard. Les échanges que l’on peut avoir avec lui sur sa formation, sur la théorie, nous permettent de nous améliorer nous aussi ! » témoignent les adhérents. « Avoir un apprenti dans un groupement, c’est aussi pérenniser le métier d’agriculteur pour permettre à un jeune de s’associer ou de s’installer », ajoutent-ils. « L’apprentissage permet à de nombreuses professions de se renforcer. Le lien doit être plus fort entre le corps enseignant et les structures qui peuvent accueillir des apprentis ».
Quels sont vos projets ?
Le groupement est en train de recruter son troisième apprenti, pour la rentrée de septembre.
Du côté de l’apprenti
Pourquoi avoir choisi l’apprentissage ?
Jérôme Peyrac a choisi le BPREA par apprentissage pour bénéficier de plus de pratique. D’autant qu’il voulait en savoir plus sur l’élevage de lapins, les formations sur cette spécialité n’étant pas très développées il a choisi de la découvrir sur le terrain. C’est en prenant contact avec l’ADPSA où il a suivi sa formation qu’il a été mis en relation avec le groupement d’employeurs du secteur de Concourès.
Comment s’est calé l’apprentissage ?
Dans le cas de Jérôme Peyrac qui voulait se spécialiser dans l’élevage de lapins, il a travaillé plus spécialement avec un adhérent, Guy Camboulives, seul éleveur cunicole du groupement, qui fut son référent. C’est sur son exploitation que Jérôme Peyrac a élaboré ses deux rapports de formation. Pour autant, Jérôme a aussi travaillé sur cinq autres exploitations en ovins lait, ovins viande et vaches allaitantes. « J’ai pu garder le meilleur de chacun ! »
Comment s’est organisé la formation et le travail auprès des exploitants ?
Pour lui, « c’était plutôt plaisant de pouvoir alterner les productions, de découvrir plusieurs exploitations, de travailler avec plusieurs agriculteurs et ainsi d’apprécier plusieurs façons de travailler et de vivre ». Réaliser son apprentissage dans un groupement d’employeurs a pour lui été « très formateur. « La théorie à l’ADPSA et la pratique dans les exploitations sont « complémentaires », selon Jérôme Peyrac.
Que vous a apporté cette expérience ?
« Je ne me suis pas trompé en choisissant ce type de formation ni dans mon choix de production : le lapin », explique Jérôme Peyrac. « La pratique fut pour moi essentielle ». Par ailleurs, l’apprenti a découvert le fonctionnement d’un groupement d’employeurs, organisation dont il ne connaissait pas jusque là la façon de fonctionner.
Quels sont vos projets ?
Jérôme Peyrac finalise son projet d’installation en production cunicole sur l’exploitation de ses parents à Agen d’Aveyron.










