Pourquoi et comment avez-vous mis en place ce projet ?
Le souhait de maintenir une production traditionnelle sur ce secteur s’est concrétisé avec les parents de Jean-François par la plantation en 1985 de châtaigniers hybrides, les premières récoltes n’apparaissant qu’environ 10 ans après la plantation. Une coopérative fruitière locale valorisait alors les produits ; suite à l’arrêt de son activité, elle a été relayée par la coopérative de Périgueux. Pendant 3 ans, des essais de transformation en prestation de service ont permis d’évaluer la demande. La première année, 400 kg ont été transformés. Les premiers résultats encourageants ont permis de franchir une nouvelle étape avec l’installation de Chantal et la création d’un atelier de transformation en 2002. L’aménagement de l’atelier de transformation a nécessité la conception de matériels adaptés (prototypes) ; l’activité a été développée progresivement grâce à un revenu complémentaire avant d’atteindre un rythme de croisière. Le couple a petit à petit développé de nouvelles activités telles que les goûters à la ferme.
Comment se situe votre exploitation sur le marché, dans votre territoire ?
Actuellement 2,5 hectares de châtaigners en terrasses produisent, en fonction des aléas climatiques, entre 6 et 8 tonnes de châtaignes par an. Un hectare de jeunes plantations complète ce verger. La transformation est réalisée dans un atelier bien équipé sur un trimestre. Le fruit est stocké en chambre froide puis transformé avant d’être présenté en marrons (congelés, en bocaux ou sous vide) ou en confitures de 7 à 8 parfums différents. Dans un premier temps, la vente des produits a été proposée localement, le bouche à oreille a très bien fonctionné. Deux animations à la ferme sont organisées annuellement en période estivale en relation avec les offices de tourisme, les campings et les commerces locaux. En 2008, des goûters à la ferme ont été proposés ; en 2009, des projets de pâtisserie sont en réflexion. L’animation locale est volontairement limitée mais elle permet une bonne reconnaissance de l’activité. Les exploitants participent à deux salons régionaux ou nationaux. Des ventes sont également réalisées auprès des commerces locaux ou régionaux.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait construire un projet similaire ?
Le développement de cette activité a été rendu possible par la présence d’un atelier bovin-viande sur l’exploitation. Cette activité permet une meilleure valorisation des fruits, mais aussi des satisfactions sur la conception et la fabrication de nombreux produits. Cette production nécesssite un très long délai avant la mise en production du verger. Les conditions climatiques de la pollinisation à la récolte influent sur les rendements et les calibres des fruits. Environ 35 journées sont nécessaires pour la conduite du verger, la transformation et la commercialisation sont les postes de travail les plus importants.










